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La nouvelle cartographie du ciel par le radiotélescope LOFAR vient d’être dévoilée !

Et le moins qu’on puisse dire, ce qu’elle contient des surprises, beaucoup de surprises. Des centaines de milliers de galaxies et d’objets non identifiés ont pu être repérés. Un pas de géant pour les astronomes, qui savent désormais à lofar galaxyquoi s’en tenir face à l’immensité et l’infinité de notre Univers…


Qu’est-ce que LOFAR ?

Conçu par une équipe internationale de plus de 200 astronomes, LOFAR (Low Frequency Array) est le plus plus grand radiotélescope du monde, et possède cent mille antennes réparties dans pas moins de sept pays européens. C’est l’équivalent d’une antenne parabolique de 1 300 kilomètres, ce qui en fait, à l’instar du télescope Hubble, un outil de choix pour avancer sur les nombreux mystères que recèlent les confins de notre univers. Il possède également la particularité d’opérer à très basses fréquences, (entre 10 et 250 mégahertz), une capacité qui lui permet de découvrir l’Univers avec une précision inédite.

L’objectif de ce radiotélescope était « d’ouvrir une nouvelle fenêtre sur l’Univers », selon Cyril Tasse, astronome à l’Observatoire de Paris. Et c’est désormais chose faite. Après des milliers d’observations, réparties sur plus de trois ans, LOFAR a finalement livré sa carte de l’Univers.

LOFAR Map 2018
Que révèlent les données collectées par LOFAR ?

Les données collectées par le radiotélescope sont massives : la nouvelle carte du ciel révèle des centaines de milliers de galaxies jusqu’alors inconnues, et près de trois cent mille objets célestes jusqu’alors non observables. Comme le souligne Cyril Tasse, la carte a mis à jour « des choses que l’on connaît et des choses que l’on ne connaît pas. »

« Ces images sont maintenant publiques et permettront d’étudier l’évolution des galaxies avec une précision sans précédent », a assuré Timothy Shimwell, de l’Institut néerlandais de radioastronomie, chargé d’étudier les données. Outre des centaines de milliers d’objets célestes et quelques « énigmes », le radiotélescope a également débusqué un grand nombre de galaxies, dont 90 % n’avaient pas encore été découvertes, et qui sont un élément capital dans la compréhension des origines de notre monde. En effet, comme le souligne Cyril Tasse « en astronomie, plus on regarde loin, plus on observe la passé ».

En plus des découvertes liées aux galaxies réalisées par LOFAR, cette nouvelle carte du ciel nocturne pourrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre le comportement de l’un des phénomènes les plus énigmatiques de l’espace : les trous noirs. En effet, la nouvelle technique d’observation rendue possible par LOFAR permettrait aux astronomes de comparer les trous noirs dans le temps pour observer et comprendre la façon dont ils se forment et évoluent.

Si beaucoup de ces données sont encore à étudier au fil du temps, cette avancée scientifique est considérable et cristallise les espoirs des chercheurs, qui estiment que d’ici à 2024, le télescope aura permis la détection de 15 millions de chiffres radio et livré 48 pétaoctets de données(NDLR: 1 pétaoctet=1024 téraoctets), soit l’équivalent « d’une pile de DVD d’une hauteur de presque 40 tours Eiffel ».

Dans un avenir très proche, la planête rouge nous révèlera tous ses secrets....

Déjà, en 2018, une équipe internationale d'astronomes avait découvert un vaste lac souterrain, pour la première fois sur la planète rouge. Situé sous une couche de glace, le lac fait environ 20km de large.(source: https://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/mars-lac-2018/)

Des ravines se fraient un chemin vers le cratère de Hale.Février-2019: C’est Mars Express qui a relayé l’information : des preuves géologiques d’un système d’anciens lacs interconnectés profondément enfouis sous la surface de la planète ont été découverts. Une découverte exceptionnelle, qui rassemble les espoirs des chercheurs, car cinq de ces lacs pourraient contenir des minéraux essentiels au développement de la vie.

Selon l’auteur principal de l’étude, Francesco Salese, issu de l’Université d’Utrecht : « Au début, Mars était une planète majoritairement composée d’eau en sa surface, mais à cause du changement progressif du climat de la planète, cette eau s’est retirée sous la surface pour former des piscines et des bassins souterrains ». « Nous avons tenté d’étudier l’eau sur Mars, car son échelle et son rôle font l’objet de débats, et nous sommes tombés sur la première preuve géologique d’un système d’eau souterrain sur la planète rouge » a-t-il expliqué.

Pour arriver à cette conclusion, Salese et ses collègues ont exploré 24 cratères fermés situés dans l’hémisphère nord de Mars, ainsi que des sols situés à environ 4 000 mètres sous le niveau de la mer martienne. Ont été trouvées sur ces cratères des caractéristiques qui ne peuvent apparaître qu’en présence d’eau. De nombreux cratères présentent ainsi des profondeurs situées entre 4 000 et 4 500 mètres, prouvant ainsi, la présence il y plusieurs années de mares et de flux d’eau qui se modifiaient et se retiraient avec le temps.


Comment ces immenses bassins ont-ils évolué au fil du temps ?

Les particularités retrouvées dans les sols ont révélé que les souterrains de Mars contenaient des canaux gravés dans les murs des cratères, des vallées creusées dans lesquelles circulaient les eaux souterraines, des deltas incurvés résultant des variations du niveau de l’eau, des terrasses formées par les eaux stagnantes, et des dépôts de sédiments en forme d’éventail d’eau.

Le niveau de l’eau coïncide avec les rives supposées d’un des océans martien qui aurait existé sur Mars, il y trois ou quatre milliards d’années. Comme le souligne Gian Gabriele, co-auteur de l’étude et directeur de l’école internationale de recherche en sciences, « Nous pensons que cet océan a peut être été relié à un système de lacs souterrains qui s’étendent sur l’intégralité de la planète. Ces lacs auraient existé il ya environ 3,5 milliards d’années, ils pourraient donc être les contemporains d’un océan martien. »


Pourquoi la possibilité d’une découverte d’eau sur Mars est-elle si importante ?

La fascination des scientifiques pour l’eau à la surface de la planète rouge n’est pas nouvelle : elle est intimement liée à la question de la présence de la vie sur Mars. Pour ExoMars, entre prise conjointe de l’ESA et de Roscosmos, l’importance de telles missions et l’exploration de tels sites est donc essentielle, car elles pourraient révéler des conditions propices au développement d’une vie passée.

En effet, l’équipe de chercheurs a également repéré des traces de minéraux ayant participé au développement de la vie sur Terre : il s’agit de l’argile, de carbonates et de silicates divers. Un bon indicateur qui renforce l’idée que la planète Mars au peut être déjà eu les les ressources nécessaires pour accueillir la vie. Comme l’explique Dmitri Titov, scientifique du projet Mars Express de l’ESA, Des découverte comme celles ci sont extrêmement importantes car elles nous aident à identifier les régions les plus prometteuses pour retrouver les signes de la vie passée. »